Contours d'Europe

Précédés d’une réputation sulfureuse, les Balkans se préparent – lentement mais sûrement – à entrer dans l’Union.

Même l’Albanie est en bonne voie pour obtenir le statut de candidat officiel. Le sujet est à l’étude depuis peu par la Commission : plus que 5 à 6 ans (d’après les prévisions les plus optimistes).

Pour autant, l’Union reste sur ses gardes… toujours pas de visas pour les Albanais ni pour les Bosniaques. Il faudra encore montrer patte blanche pour espérer franchir les frontières européennes, même extérieures.

Pourquoi un demi feu-vert en direction des Balkans ? Officiellement, pour ceux qui restent sur le pas de la porte, il faudra poursuivre sur la voie des réformes.

Mais ces réticences exprimées « par le haut » tiennent peut-être compte d’une autre réalité, assez largement répandue parmi les citoyens de l’Union et sans réelle distinction : la peur des « voyous « , selon le terme utilisé dans ses analyses par Serge Métais, historien.

Du « bakchich » à l’oriental aux trafics en tous genres, les us et coutumes en vigueur dans les Balkans ne sont pas encore tout à fait compatibles avec le règne de la transparence et l’extrême civilisation des mœurs revendiqués dans la partie ouest-occidentale.

La demande n’en est pas moins grande en provenance des Balkans, où la situation est souvent vécue comme une humiliation par des citoyens qui se considèrent en grande majorité européens.

L’inégalité de traitement ajoute à l’incompréhension.

Que se passera-t-il si les Bosniaques sont contraints par le régime des visas alors même que leurs compatriotes serbes sont libres de circuler ?

Author :
Print

Comments

  1. “Que se passera-t-il si les Bosniaques sont contraints par le régime des visas alors même que leurs compatriotes serbes sont libres de circuler ?”

    La phrase n’est pas claire : s’agit-il des Serbes de Bosnie et des Musulmans/Croates de la confédération ? ou bien les “compatriotes” sont-ils les Serbes de Serbie ?

Comments are closed.