Contours d'Europe

Selon le président français, la Turquie doit rester à l’extérieur de l’UE. Mais ce pays pourrait-il jouer un rôle actif au sein de l’Union pour la Méditerranée (UPM), si chère à Nicolas Sarkozy? C’est en tout cas la thèse défendue par Murat Daoudov, directeur du Centre des relations européennes de la municipalité de Marmara dans une tribune publiée par le quotidien Libération le 28 octobre.

Selon le chercheur, seul Ankara pourrait réussir à politiser l’Union pour la Méditerrannée, transformé en projet apolitique “devant la complexité de la situation en Méditerrannée”. La politisation du processus constituant l’espoir “vers plus de démocratie”. “Comment assurer un contenu promettant le changement en Palestine, pour plaire aux capitales arabes, tout en évitant de déplaire par une perspective de changements chez elle?”, interroge le chercheur. Avant d’indiquer, implacable: “Devant ce pari improbable, la Turquie apparaît incontournable”.

Sans un soutien de Paris à l’adhésion à l’UE, Ankara acceptera-t-elle de jouer ce rôle au sein de la très française Union pour la Méditerranée, critiquée pour son immobilisme par de nombreux observateurs? La France compte-t-elle sur la Turquie pour jouer ce rôle ou a-t-elle abandonné tout idée de politisation du processus. Ces questions méritent en tout cas d’être posées.

Pour lire la tribune dans Libération, cliquer ici

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