Contours d'Europe

« Pierre Lellouche est-il toujours comme avant ? » Invité au Quai d’Orsay, lundi 3 octobre, deux jours après le oui irlandais au traité de Lisbonne, l’ancien secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Pierre Moscovici, avait manifestement envie de titiller son successeur au Quai, Pierre Lellouche. Devant un parterre d’ambassadeurs et d’experts des politiques européennes, le député du Doubs s’est donc ouvertement interrogé sur le retournement de veste de son collègue de droite au sujet de l’adhésion de la Turquie à l’UE.

Évitant évidemment de répondre directement à la question posée, Pierre Lellouche a fini par expliquer une énième fois ses raisons : application d’une seule politique gouvernementale sous la Vème République, désapprobation de l’attitude turque lors du dernier sommet de l’OTAN….Bref, des arguments déjà connus et potentiellement critiquables par un adversaire politique. Mais le débat n’a pas eu lieu.

La question de Mosco avait le mérite d’être directe. Sa réponse n’a pas été à la hauteur. Laissant Pierre Lellouche maître chez lui, le socialiste s’est contenté d’ajouter qu’il était lui aussi préoccupé par l’attitude turque. Avant d’essayer de se rattraper en concluant que, selon lui, le lancement d’une procédure d’adhésion ne pouvait que se terminer par une adhésion. Et pas par un partenariat privilégié. Au suivant !

Crédit photo ©besoinsdegauche/Flickr

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Comments

  1. J’ai vu M. Lellouche hier (5 octobre) a Bruxelles, avec d’autres journalistes. A presque toutes nos questions, il repondait “il faut demander au President de la Republique”, “il faut demander aux chefs d’etat et de gouvernement”. J’ai eu le sentiment d’avoir perdu mon temps. Et je me suis pose la question: si c’eat toujours le president qui decide, pourquoi le ministre ne sait pas ou ne dit pas quels sont les objectifs du president? Et aussi: a quoi ca sert, en France, un ministre des affiares europeennes? Georgi Gotev

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